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OS n° 1

OS n° 1
Tu te souviens mon amour?
C'était un matin d'hiver, le 12 décembre si mes souvenirs sont exacts.
La neige était tombée, dieu que c'était beau dehors.
Sur le chemin qui menait à mon arrêt de bus tout était calme, pas un bruit ne venait gâcher ce si beau silence que la neige avait installé dans le village.
Je marchais en regardant devant moi, laissant sur mon passage la trace de mes pas.
Une fois arrivée près de ce banc, comme tous les jours je m'y assied en attendand le bus qui m'amènerait à mon lycée.
Lieu que je déteste tant.
Je le déteste parce que là bas personne ne me connait, mais tout le monde me juge.
Ils me regardent et imaginent des choses sur moi.
Que je suis méchante? surement à cause de mon maquillage et mes cheveux noirs.
Pourtant ils ne me connaissent pas, ils me voient seulement.
Ils croivent savoir, mais ils se trompent.
Ils se trompent.
En cours je reste dans mon coin, à écrire des phrases qui ne riment à rien pour les autres, mais qui pour moi veulent dire tellement.
Je regarde mon portable, 7h47 du matin exactement, j'arrive toujours à cette heure ci.
Et bien évidement tu es la, sur le banc en face de la route.
Je te regarde, mais toi tu regardes tes mains croisées sur tes cuisses.
Si tu savais combien de fois je t'ai regardé.
Combien de fois j'ai regardé tes cheveux noirs parsemés de mèches blanches.
Tes yeux maquillés de noir.
Mais de quelle couleur sont t'ils a l'intérieur?
Je ne les ai jamais vu...
Le grain de beauté perdu près de tes si attirantes lèvres.
Non tu ne sais pas.
Tu ne me regardes pas toi...
Tu arrives toujours avant moi.
Tes écouteurs dans les oreilles, tu fixe des points invisibles.
Tu est là, mais tes pensées se sont envolées biens loin bel ange.
Je me demande où se sont-elles posées.

Mon bus arrive, il se gare pour que je puisse monter.
Je ne te vois déjà plus, caché par ce bloc de ferraille.
Je monte, donne ma carte au chauffeur, et vais m'asseoir au fond du bus en passant devant tous ses regards... j'en ai l'habitude, je finis par m'en ficher, même si des fois je voudrais leur hurler que je ne suis qu'une humaine, comme eux?
Non pas comme eux.
Je ne veux pas être comme le reste du monde.
Je préfère encore être regarder de travers plutôt que de leur ressembler.
Ses personnes si insignifiantes, ces filles qui ne se préoccupent que de leur vernis qu'elles devront refaire le soir une fois rentrées chez elle en parlant au téléphone pendant des heures, en parlant a leur “best friend” qui dans deux jours racontera des conneries sur elles.
Ou comme ces gars qui ne pensent qu'à sauter la prochaine bimbo qui viendra vers eux en roulant de son Q,
Tout ceci est tellement pathétique.
Ils n'ont donc pas d'autres préoccupations que leur vernis ou les dernières filles qui courent les rues?
Apparement non.
Je me met du coté du bus où je pourrai te voir en partant, comme d'habitude.
Tous les jours la même histoire se répète, ça pourrait être lassant,mais ça ne l'est pas.
Car tous les jours j'espère un regard de toi.
Un sourire?
Je ne sait pas...
Je te regarde, le bus démarre, tu ne lèves pas les yeux pour autant.
Bientôt je ne te vois plus, je ne vois plus que le paysage.
Je souris pensant que demain je te verrai.
Comme tous les autres matins.
Je vis de ça?
Surement.
Je vis en espèrant un regard de toi, juste un.
Je n'ai jamais vu la couleur de tes yeux à vrai dire.
Mais je suis sûre qu'ils sont magnifiques.
Je sors mon appareil de mon sac et regarde les clichés que j'ai pris hier.
Un couché de soleil, le cimetière.
Et bien d'autres.
J'aime la photographie, j'aime la musique, j'aime être seule, j'aime...toi?
Comment puis-je t'aimer alors que je ne t'ai jamais parlé?
Ca parait impossible, pourtant ça ne l'est pas.
Pourquoi je ne suis pas aller lui parler?
Parce-que ce n'est pas si facile à vrai dire...
Il m'impressionne tellement.
J'ai déjà essayé pourtant, mais au bout de quelques pas vers lui, je suis retournée m'asseoir et j'ai continué de le regarder.
J'aime regarder les gens, tout ce qu'il y a autour de moi, et j'avoue que lui c'est encore pire.
Je pourrais le regarder pendant des heures sans bouger.

[...]

J'arrive au lycée,certaines filles me regardent et chuchotent des choses à leurs copines.
Tout ceci est tellement futile.
Je ne prête même plus attention à leurs chuchotements.
Même si parfois c'est dur au fond.

# éclipse soir #

" June descends s'il te plait ! "

Ma mère m'appelle depuis le bas des escaliers.
Je lui répond a contre c½ur que je descend.
Ce soir il y a des invités importants apparement.
Un gars qui bosse avec mon père depuis longtemps, et qui est muté avec sa famille, loin d'ici apparement.
Donc ils viennent passer la soirée avec mes parents, comme une soirée « d'adieu ».
Je n'ai pas bien compri, de toute façon je m'en balance des histoires de mon père.
Mais « pour une fois » comme dit ma mère, je doit montrer que je suis bien élevée.
Je descend donc, toute prête, les escaliers qui mènent au salon.
Quand je lève la tête, mon dieu.
Je le vois ici...lui
Je reste un instant pétrifiée.
Ses cheveux noirs que je vois si souvent, la forme de son visage que je reconnaitrais parmi tant d'autres.
Je lève les yeux sur ses lèvres, pour finir sur ses yeux.
Il me regarde aussi, il a l'air autant choqué que moi.
Ses yeux sont tellement beaux.
D'un marron tellement envoutant.

" June?Tu ne dis pas bonsoir? "

Je rougis à la réflexion de ma mère.
Je doit vraiment passer pour quelqu'un de mal poli à fixer ce garçon sans rien dire.

J'émets un léger "bonsoir" en tournant mon regard vers le collègue de mon père et sa femme.

<< Asseyez-vous, je vous en prie, June, Bill est à peu près du même âge que toi, vous pourriez discuter un peu? >>

Mon dieu, là je dois dire que je suis mal.
La chose que je redoutais le plus vient d'arriver.
Ma mère me demande de lui parler? OO"
et qu'est-ce-que je vais lui dire moi?
" salut tu te rappelles de moi, je suis la fille qui te regarde tous les matins "

<< Tu peux lui montrer tes CD pendant qu'on discute entre adultes >> renchérit ma mère.

Ok donc en plus de ça elle nous fait passer pour des adolescents puérils qui ne peuvent pas écouter la conversation des "grands" .
Tues moi pendant que tu y es maman!!
Je monte les escaliers qui mènent à ma chambre en espèrant qu'il me suive.
J'ouvre la porte et entre, le lessant passer derrière moi.
Il ne bouge pas, il reste debout devant la porte maintenant fermée après notre passage.

Je prends une grande inspiration avant de lui parler.

- Tu peux t'asseoir

Il me sourit et s'assied sur mon lit, regardant autour de lui.
Je n'en reviens pas, il est assit sur mon lit.
LUI
Lui que je regarde depuis 1ans, lui dont je connais les trais du visage par c½ur,lui,lui,lui,lui!
Voyant que je le fixe, il se met à me regarder à son tour, un petit sourire en coin.

- Je vois que tu as autant été choquée de me voir, que moi de te voir.
- oui je...je ne m'y attendais vraiment pas
- moi non plus

Il me sourit a nouveau.
Mon dieu je suis raide dingue de son sourire.
Et sa voix mon dieu, sa voix, j'ai envie qu'il parle encore.

- Tu aurais dû venir me parler avant, je ne mords pas tu sais, bon d'accord je ne suis pas très matinal et je peux être ronchon des fois mais...

Il rigole tout seul de sa phrase.

Ok alors là je réponds quoi?
Il a compri que je devais être une cinglée qui le mate sans arrêt.

- Pourquoi tu n'est pas venu me parler toi? Lui dis-je soudain.
- Je ne savais pas vraiment quoi te dire « bonjour je m'appelle bill tu veux qu'on fasse connaissance?», tu serais partie en courant, me prenant pour un dragueur, peut-être même un cinglé.

Il rigole de nouveau.
Son rire est emportant, je rigole avec lui.

- Javoue que je ne savais pas quoi dire moi non plus, je me suis dit que tu allais me prendre pour une folle qui te mate tous les matins ^^
- Je te regardais moi aussi, je n'aurais pas cru ça, ou alors tu aurais eu le droit de me dire la même chose de moi.

Il me sourit cette fois me regardant dans les yeux.
Je me noie dans son regard.
Il est si beau.

On continue à parler quelques temps, de tout et de rien, nous rendant compte de nos nombreux points communs.
Je me rends compte au fil de la conversation que c'est un garçon attachant, drôle, gentil ,un peu dérangé aussi, mais tellement...je ne sait pas mais, nous parlons ensemble comme si on se connaissait depuis des années.
Ca ne m'a jamais fait ça avec personne.

Ma mère finit par nous appeler pour aller manger, il me laisse passer devant lui tel un gentleman.
Je lui souris, amusée, il en fait de même emboîtant le pas derrière moi.
Dans les escaliers sa main frôle ma hanche, me donnant un frisson.
Un frisson qu'il a ressenti aussi je l'ai vu.
Un frisson de bien être?
Alors je suis bien avec lui?
Comme jamais je ne suis bien avec personne?
Je crois oui.


# 1 mois plus tard #

Je me souviendrai toujours de cette soirée mon amour.
Ca faisait tout juste 1 mois ce soir qu'on s'était parlé pour la première fois, qu'on avait échangé nos numéros de téléphone.
Et que tous les jours qui ont suivi jusqu'à aujourd'hui on s'est revu, le matin, attendand soit sur ton banc, soit sur le mien.
Puis ensuite après les cours, et le week-end aussi.
On était devenu inséparables.
On parlait de tout, je te faisais confiance et toi aussi.
Tu étais en à peine un mois devenu tout pour moi.
Je cachais derrière cette amitié, tout l'amour que je ressentais à ton égard.
Je n'en doutais déjà plus, je t'aimais bien plus que tu ne pouvais l'imaginer.
J'étais heureuse de notre amitié, et je préférais que tout reste ainsi.
Je ne voulais pas tout gâcher avec mes sentiments surement plus forts que ce que tu ne ressentais envers moi.
Pour revenir à cette soirée, tu m'avais invité chez toi pour regarder un dvd, comme on faisait souvent tous les deux.
Mais quand j'ai sonné à ta porte et que tu m'as ouvert avec ce sourire, que je vois encore dans mes plus beaux rêves, je me suis dit que cette soirée allait être différente de toutes les autres.
Tu m'as fait entrée après avoir déposé un baiser sur ma joue.
Dieu que j'aime quand tu fais ça.
Tes lèvres frôlant ma peau.
Ce petit contact étant devenu un besoin.

Je suis rentrée et tu as mi un bandeau sur mes yeux.
Je tai dit en riant :

- Bill qu'est-ce-que tu fais?
- Laisses toi guider... M'as-tu chuchoté au creux de l'oreille.

Je me suis donc tue et t'ai laissé faire.
Tu m'as emmenée dans ta chambre, une odeur d'encens flottant dans l'air.
J'ai souris, pensant que tu en avais mi pour moi.

Tu es resté derrière moi, me guidant, tes mains sur mes hanches une fois près de la fenêtre, tu m'as enlevé le bandeau.
J'ai souri voyant la pièce tamisée avec pour seul éclairage des bougies rouges et blanches.
Tu m'as souri toi aussi.
Ton si merveilleux sourire.
Tu t'aies mi derrière moi, passant tes bras autour de ma taille, posant délicatement tes mains sur mon ventre.
Je t'ai regardé, tu m'as souri encore une fois.
Puis tu as dit en détournant le rideau:

- C'est pour toi

J'ai alors regardé au dehors, la vue étant sur un champs de blé, j'y ai vu écrit sur le blé écrasé un

« Je t'aime June »

J'ai relu plusieurs fois cette phrase, croyant que je rêvais.
Mais non,je ne rêvais donc pas?
J'ai tourné mon visage vers le tien, et c'est en me faisant tendrement me retourner que tu as délicatement posé tes lèvres sur les miennes.
Mes yeux s'étaient automatiquement fermés, j'ai mi mes bras autour de ta nuque.
Voulant me coller encore un peu plus à toi.
Tes mains posées sur mes reins, me caressant tendrement, nos langues se rencontrant en un baiser devenu désireux,
Je me suis détachée pour murmurer contre tes lèvres un :

« Je t'aime aussi Bill »

Tu as alors souri, collant ton frond au mien.
Les mots n'étaient plus possibles.
Il y avait de l'amour autour de nous deux.
Trop de sentiments il y a quelques minutes encore, cachés au fond de nos c½urs.
On a voulu se montrer l'un à l'autre à quel point on s'aimait.
Tu as passé délicatement tes mains sous mon tees-shirt, me demandant la permission de l'enlever.
Je t'ai souri pour t'assurer que j'en avais envie moi aussi.

[...]

Ce soir là, jamais je ne l'oublierai.
C'était notre premier et...malheureusement dernier jour ensemble.
Le lendemain tu as dû déménager pour l'Allemagne, à cause du travail de ton père.
Me laissant avec comme seul vrai souvenir ta gourmette que jamais je ne quitte.
Et avec ta promesse de revenir un jour car tu m'as dit avant de partir que "la distance ne pourra jamais rien changer aux sentiments que j''ai pour toi. Jamais mon c½ur ne battera pour quelqu'un à part pour toi. Je reviendrai quoi qu'il arrive. Ne m'oublies jamais June, car moi je ne pourrai jamais t'oublier."
C'est souvent que je passe devant ta maison.
Que je nous revois toi et moi devant la fenêtre de ta chambre, à nous embrasser comme ce soir là.
Je ne perds pas espoir tu sais.
Aujourd'hui je suis assise sur cet éternel banc, rien mais à la fois tout a changé.
Je regarde le banc en face du mien.
Celui qui était le tien.
Je sens mon ventre se tordre encore une fois, comme à chaque fois que je pense à tout ça.
Au fond de moi, je n'ai jamais cessé d'espérer te revoir un jour, encore une fois, sur ce même banc.
Si on me demandait le jour que je voudrais revivre.
Ce serai un de ceux où tu étais là.
Assis juste en face de moi, sur ce banc où aujourd'hui j'ai gravé nos initiales.


« B et J » [ le banc ]


Attendant le jour où tu viendrais y graver un " je t'aime "
Tu ne peux imaginer à quel point tu me manques mon amour.





"
Demain est un nouveau jour alors vis aujourd'hui comme si c'était le dernier
.
"




___

J'attends vos réactions =)

Merci à ma corectice perso = ) (L
) Je T'aiiime

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 14:30

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 08:21

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